Le développement durable appliqué à l'entreprise a pour objectif une croissance économique pérenne intégrant les critères sociaux et environnementaux au processus décisionnel classique. Il permet d'anticiper et de réduire considérablement les risques inhérents à l'activité de l'entreprise.
Evoluant dans un monde matriciel toujours plus complexe, le monde entrepreneurial se trouve confronté à l'émergence de nouvelles parties prenantes dont elle doit désormais tenir compte. En effet, ces dernières n'hésitent plus à s'emparer de la question environnementale et comptent bien influer sur les comportements sociétaux. On retrouve par exemple la société civile, regroupée en ONG ou en associations, les agences de notation qui intègrent désormais des paramètres extra-financiers dans leur méthodologie d'analyse de risque, les médias qui ont su trouver là un passionnant sujet de communication, ou encore les gouvernements nationaux et la Commission Européenne.
Il est donc nécessaire pour l'entreprise de considérer ces acteurs externes, de savoir les identifier, d'évaluer leur légitimité, de hiérarchiser leur importance, de pondérer puis d'intégrer leur position dans la conduite d'un projet.
Qu'on ne s'y trompe pas, le développement durable n'est pas un gadget marketing ni même une mode passagère, il constitue une démarche nécessaire pour répondre aux nouvelles attentes, pour se démarquer de la concurrence, et bien souvent, pour pénétrer des marchés dont les acteurs sont de plus en plus pointilleux et soucieux de leur image lors de la sélection de leurs partenaires et fournisseurs.
Un environnement réglementaire toujours plus complexe
Les initiatives réglementaires sont nombreuses au niveau national comme au niveau européen. La Commission Européenne a fait de l'environnement son cheval de bataille et contraint les Etats Membres à transposer de nombreuses directives ayant un impact significatif sur les activités économiques.
Quelques exemples significatifs récents :
- La RoHS qui limite ou interdit l'utilisation de certaines substances chimiques;
- La DEEE ou WEEE qui oblige les producteurs à organiser et financer la collecte et le traitement de leurs produits en fin de vie;
- La directive batteries obligeant les producteurs à collecter et traiter spécifiquement les batteries qu'ils mettent sur le marché;
- REACH qui nécessitera l'enregistrement par les industriels, sur une période de 11 ans, de quelques 30 000 substances chimiques. La charge de la preuve de l'innocuité ou non de la substance passant ainsi des autorités à l'industrie;
- EUP établissant un cadre pour la fixation d'exigences en matière d'écoconception applicables aux produits consommateurs d'énergie.
L'ensemble de ces directives, couplé à des mesures de coercition (fortes amendes, éviction du marché) suivent deux principes directeurs que sont la responsabilisation des acteurs économiques, et l'incitation à adopter une approche "cycle de vie", dès la conception du produit.
Une opportunité de différentiation
Fort heureusement, les intérêts environnementaux et économiques ne sont pas antinomiques, bien au contraire, les exemples de réussite sont déjà nombreux. Les industriels qui souhaitent réellement s'engager dans un processus de développement durable y trouveront un fantastique levier différenciateur, pour peu qu'on les y aide, et c'est justement tout le défi que Conseils-Plus s'est décidé à relever!
Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants.







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